Comment comprendre la chute des personnes âgées ? Quelles études existent ? Depuis sa création, MintT a collecté des milliers d’heures d’observation pour affiner sa solution et son algorithme. En parallèle, notre équipe a également étudié la littérature scientifique sur ce sujet.

La problématique des chutes est aujourd’hui une problématique de société. Pour détecter les chutes et valider notre système ISA, il est donc essentiel de comprendre la manière dont les personnes âgées tombent.

En 2013, une étude a fait référence dans le domaine : l’article scientifique de Vlaeyen et al, « Fall incidents unraveled a series of 26 video based real life fall events »
Consulter l’article (en Anglais)

Cette étude est la première à analyser les chutes dans l’espace de vie des personnes âgées, grâce à des images vidéo dans un environnement réel. Jusque-là, les études se basent sur l’interview a posteriori des seniors décrivant leurs chutes, sur base de leurs souvenirs. Ces témoignages comportent donc de nombreux biais cognitifs.

Champ d’analyse de l’étude : en quoi consiste donc cette recherche ?

Cette étude d’observation a été menée de juillet 2009 à avril 2010 dans deux établissements (résidences services et soins résidentiels, respectivement) en Belgique. Cette étude a contribué à mieux comprendre les chutes.

Pendant 17 mois, trois personnes âgées de 65 ans ou plus ayant un risque élevé de chute (défini comme un minimum d’une chute au cours des six derniers mois et/ou des difficultés de démarche et d’équilibre) ont été filmées.

Typologie des chutes

Les fichiers vidéo ont permis d’examiner les différentes phases lors de chutes réelles, en utilisant le système de classification proposé par Noury et al.

Cette classification est composée de 4 phases : préchute, phase critique, phase postchute, phase de récupération.

Chacune de ces séquences doit être analysée, afin de mieux comprendre ce qu’il s’est passé et donc, de mener des actions correctrices adéquates.

Impact physique de la chute

Au cours de la période d’étude, 30 chutes au total ont eu lieu, dont 26 ont été enregistrées par des caméras. Deux chutes n’ont pas été enregistrées en raison de problèmes techniques et deux autres, en raison de leur emplacement (chutes dans une salle de bain sans caméra). La plupart des chutes se produisaient au cours de la journée, aux moments où les personnes étaient les plus actives. Deux moments cruciaux : la marche ou la transition.

Dans 21 cas (81%), l’impact physique était principalement concentré sur le pelvis, le torse ou les fesses. Les participants sont tombés et ont eu le plus souvent un impact sur le bassin (89%), le torse (81%), la tête (62%) et le coude ou l’avant-bras (62%)

Dans seulement 54% des cas, les résidents ont utilisé un système d’alarme, un délai moyen de 70 secondes après la chute a été nécessaire pour appeler à l’aide. Les participants étaient allongés sur le sol pendant une durée moyenne de 14 minutes. En cas d’utilisation d’une alarme d’appel, le temps moyen passé sur le sol était de 11 minutes et demie.

Quelles actions mettre en œuvre ?

La chute n’est pas une fatalité, des actions peuvent être recommandées :

  • Considérer les facteurs comportementaux et environnementaux à l’origine des chutes. Par exemple, un participant à l’étude est tombé trois fois dans des circonstances similaires, en sortant des vêtements d’un tiroir du bas d’une armoire. Une prise en charge spécifique de l’ergothérapeute pourrait prévenir de futures chutes.
  • Sensibiliser le personnel aux causes possibles de chute. Par exemple, en suivant une checklist de sortie de chambre et en plaçant son aide à la marche à proximité.

Identifier les causes de la chute

Grâce à l’analyse du grand nombre de données récoltée ces dernières années, le système ISA nous permet de compléter cette étude.

Nous pouvons mieux comprendre les causes des chutes et les interventions possibles.

Causes les plus fréquentes

  • Un mauvais positionnement des aides à la marche
  • Un défaut d’apprentissage dans l’utilisation de ceux-ci
  • Un défaut d’apprentissage dans les transferts
  • L’utilisation d’un mobilier à risque : portes de la salle de bain (le résident s’en sert comme d’un appui, mais la porte est mobile)
  • Des barreaux de lit mal adaptés au résident.
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